Le web 2.0 : simple et social ou bien commercial ?

20 février 2008

Le web 2.0, -c’est une tarte à la crème que de le dire-, se définit d’autant de manières que d’intérêts. J’avais relayé à ce propos un article qui comportait une définition que je trouvais plutôt pertinente.

Maintenant quand je vois ce type de bandeaux, sur la page de résultat d’itinéraires de la RATP, j’ai comme un doute :

banniere

Simple et social le web 2.0 ? Pas seulement. C’est aussi le nouveau terrain de chasse de procédés commerciaux-qui-nous-prennent-pour-des-idiots-et-jouent-
sur-la-crédibilité-et-l’appat-du-gain
! Entre les e-mailings qui nous promettent un gain immédiat avant d’avoir joué, les véritables spams ou des bandeaux de cet espèce, je n’ai pas le sentiment que l’évolution du web soit le respect de l’utilisateur ou sa victoire !

Les deux sont d’ailleurs corrélés. Si l’utilisateur peut, à l’aide d’une technologie plus simple, communiquer plus facilement et participer, n’importe qui peut également en faire de même pour la mise en place de procédés commerciaux douteux. Vous ne pensez-pas ?


Applications Facebook ou le chantage viral

29 janvier 2008

Après quelques mois d’utilisation, je reste sur la même impression sur Facebook : je n’aime vraiment pas du tout la manière dont les applications “forcent” la viralité :

- A l’inscription d’abord : utiliser une adresse hotmail ou gmail envoie une invitation quasi immédiate à l’ensemble de son carnet d’adresses si on n’y prend garde…il suffit de garder dans son carnet d’adresses un ancien ami devenu persona non grata et hop, le voilà sollicité à devenir votre “friend”…1er pas glop.

- Ensuite, les “request”. Ces demandes de vos amis à embrasser une grenouille ou vous faire mordre par un vampire…certes, ce peut être divertissant au début mais à la longue, je ne sais pas…c’est lassant non ? Surtout que le fait de recevoir un request ne garantit pas que l’ami en question a vraiment voulu vous mordre ou vous envoyer un “hug” (calin) : les applications lui forcent gentiment (ou méchamment la main). Et c’est ce qui me dérange le plus.

Avez vous essayer d’utiliser une application ? La plupart du temps, la condition pour installer un mur marrant (funwall) ou autre application de cet acabit comporte un écran vous incitant à convaincre vos amis d’installer également l’application. Et tous vos contacts sont sélectionnés par défaut. Si vous souhaitez décocher votre PDG de vos contacts à qui vous envoyez vos photos de soirée, vous devez être particulièrement attentifs…et coomprendre les subitilités de l’anglais (une traduction est parait-il en cours…à suivre.).

Voici en image une application particulièrement incitative (pour rester polie) : l’internaute est obligé de diffuser à 9 amis minimum l’application pour l’utiliser lui même…je trouve ça moyen. Très moyen.

Application Facebook

Allez, on se poke et on en discute…


Le jeu nature et environnement de Dolce Vita (gaz de France)

23 janvier 2008

Dolce Vita (gaz de France) est en manque de contacts semblerait-il. Des objectifs chiffrés en terme d’inscrits à la lettre d’information en ligne Dolce Vita seraient-ils en jeu ? Il ne peut en tout cas pour moi exister de justification à l’e-mail reçu aujourd’hui dans ma boite aux lettres.

Cet e-mail respecte tous les codes de la communication des mailings papier que nous avons tous un jour retrouvé dans notre boite à lettres, nous annonçant que nous étions de sacrés chanceux dans la vie pour avoir été ne serait-ce que sélectionné pour le tirage au sort.

Soyons sérieux. Le bas de l’e-mail m’informe (c’est un minimum légal anti-spam) que c’est Price Minister qui a vendu mon adresse mail à Dolce Vita. Tirée au sort moi ? Eventuellement sélectionnée en fonction de mon âge, sexe ou statut dans la vie mais pas tirée au sort…ou alors le marketing direct n’est plus ce qu’il était.

E-mailing dolce vita

L’appel est clair : « Découvrez immédiatement si vous avez gagné ! ». Cliquons.

La page d’atterrissage est un dispositif visant à nous inciter à recevoir la lettre d’information de Dolce Vita. Cocher la case n’est pas obligatoire pour jouer mais…mais…c’est le principe même du jeu.

Je m’interroge :

- prennent-il les internautes pour des idiots ? Si ce n’est pas déjà le cas pour l’ensemble de la population internaute, je pense que de plus en plus de personnes apprennent à maîtriser l’opt-in et l’opt-out (non ce n’est pas une nouvelle variante d’une danse mais bien le fait de choisir de cocher ou de décocher une case, équivalent à une autorisation ou non à recevoir des informations de la part d’un tiers).

- Et si cette opération est un succès, quelle sera la qualité de « la base » d’e-mails récoltés (la base étant l’ensemble des adresses e-mails enregistrés, à qui il sera adressé la communication électronique promise) ? 1/3 de « joueurs inconditionnels» au minimum (voir plus), quelques naïfs…mais les vrais intéressés par la communication Dolce Vita ? Combien seront-ils ?


Les doigts dans le nez ?

26 octobre 2007


Finger in the nose, c’est le nom d’une marque de fringues de luxe pour enfants. On pourrait penser que consulter leur site soit, du coup, un jeu d’enfant. Boum, badaboum. Deux petites erreurs d’entrée sur le site provoquent assez rapidement énervement, frustration ou tout simplement invitent à repartir direct vers d’autres destinations virtuelles.

La page d’accueil propose, dans une configuration d’écran standard aujourd’hui*, l’écran suivant :

Finger in the nose copie écran

Je n’ai aucune indication de clic, d’entrée. J’ai personnellement pensé, dans un premier temps, que ce n’était qu’une page décorative et non un site internet. Mais en cherchant bien, et donc en « scrollant » (descendre dans la page à l’aide de l’ascenseur de droite), les boutons d’action apparaissent. C’est un premier frein dans la navigation.

Copie écran finger in the nose

Seconde étape : un clic sur « products ». Là, plutôt que d’ouvrir une page en tant que tel, c’est un pop up (une petite fenêtre supposée s’ouvrir en surimpression sur votre écran) qui…se trouve bloqué par mon navigateur (là encore, une configuration de navigateur très courante, tant chez Internet explorer que chez Firefox pour interdire la publicité intempestive).

Cette expérience se prolonge par la diffusion dans le pop up d’une animation de produits, qui ne me donne aucun moyen d’agir sur la vidéo pour visualiser avec attention un produit plus qu’un autre. Frustrant !

Allez, c’est dommage, la collection est plutôt chic, les visuels élégants mais l’expérience virtuelle plutôt frustrante pour une majorité d’internautes… non ? Essayez et dites moi tout…

*un écran standard ? C’est la configuration utilisée par une majorité d’internautes et, pour faire simple, c’est la taille en pixels de ce que vous pouvez visualiser dans votre navigateur sans scroller (pour faire très simple). Vous pouvez le configurer vous-même en effectuant un clic droit sur le bureau de votre ordinateur et en changeant le curseur de configuration d’écran dans propriétés (sur un PC). Il y a quelques années, il fallait ainsi créer des sites internet qui soient visibles dans le format 800pixelsx600pixels. Aujourd’hui une majorité d’internautes a un ordinateur configuré sur un format 1024. En bref, on peut exprimer plus de choses en largeur et en hauteur qui soit visible pour l’internaute sans scroller. Ouf.

Cette donnée est très importante en ergonomie. Il faut mettre les boutons d’action essentiels dans cette partie visible de l’écran de l’internaute car…nous sommes tous feignants.


Ipsos séduit les jeunes

24 octobre 2007

Une nouvelle expérience utilisatrice dans le monde merveilleux des instituts de sondage. Ipsos a choisi de venir me titiller dans ma messagerie instantanée par une bannière des plus talentueuses. Je vous laisse visualiser l’expérience en vidéo à l’aide d’une capture de mon écran.

En voici un découpage en images pour les plus pressés :

Bannière Ipsos

Ipsos bannière

Ipsos Bannière

J’essaie de récapituler :

- La bannière ne contient aucun appel au clic, aucun appel à la participation concret.Je ne sais pas ce que l’on attend de moi !

o Une idée ? Mettre en avant les 2000euros promis contre une inscription au pannel Ipsos. Cela peut « appâter » le jeune, sans conteste.

- La « landing page » (comme on dit dans le jargon) ou page d’atterrissage que l’on atteint après le clic sur la bannière, est :

o sans graphisme (hormis pour les petits bonhommes qui s’agitent, ok)

o sans effort rédactionnel,

o sans travail ergonomique incitatif (qui permettrait de bons résultats quant à la complétude du formulaire par les internautes).

Ipsos, prouvez moi le contraire, écrivez moi avec des statistiques de fou…je ferai un grand mea culpa.

C’était un test ? Argh, c’est dommage de tester le web comme ça. Cheap, fast and quality…il parait qu’il est impossible d’appliquer les 3 sur un projet.

Dernière minute : Je viens de trouver également sur le web une bannière plus conséquente. Elle contient du texte ! Je vous la laisse visualiser. Je reste quelque peu dubitative sur le résultat…


TNS et les enquêtes en ligne

10 octobre 2007

Je me suis inscrite voilà près d’un an au panel TNS en ligne. De multiples organismes commençaient déjà à fleurir, offrant des services d’enquêtes en ligne concurrents d’instituts plus « historiques » tels que TNS. J’étais alors curieuse d’observer la réaction d’un TNS face à ce nouveau défi : comment réagir face à des annonceurs qui développent des solutions d’enquête sur leur site, ou qui font effectivement appel à des organismes d’enquête en ligne a priori moins onéreux ?

L’initiative de TNS qui consistait à me démarcher pour faire partie d’un panel en ligne, rémunéré par un système de points, semblait alors une réponse à ce nouvel espace concurrentiel.

Un an après, c’est la déception : myTNS.com semble n’avoir pas été soutenu en termes d’investissement. De nombreuses erreurs en termes de conception, notamment ergonomiques, freinent l’utilisation d’un outil qui pourrait facilement gagner en performance.

Un exemple, le mail d’invitation à répondre à une enquête :TNS e-mail invitation

Sexy hein ? nous sommes loin d’un e-mail incitatif au clic et à la participation :

- Je reçois une invitation qui, dans la forme et le fonds, ressemble beaucoup plus à un discours de robot informatique qu’à une invitation chaleureuse !

- Je n’ai aucune indication sur mon nombre de points ou les bénéfices liés au fait de répondre à l’enquête.

Voici, en parallèle, un exemple d’e-mailing de recrutements de panelistes reçus ces derniers jours :

tns11.jpg

On m’indique le temps que cela va me prendre, le bénéfice, et l’appel au clic y est beaucoup plus incitatif non ?

De même, le site internet MyTNS.com n’est en aucun cas structuré pour accueillir les différents profils d’internaute. Il est principalement tourné vers le recrutement. L’accès pour les inscrits ne se fait que par « Login » en haut à droite de la page : difficile à trouver et à comprendre !

tns21.jpg

De multiples erreurs de conception dans le dispositif global de TNS gâchent une initiative plutôt innovante…qu’un travail sur l’ergonomie ajusteraient rapidement.


Canal plus de Flash

27 septembre 2007

j’en parlais lors de mon précédent post. Cela m’a plutôt agacé à ma dernière connexion sur le site de canalplus de tomber sur ce message des plus sexys :

canalplus

Quoi ? Plus possible de regarder un petit “zapping” lors de ma pause sandwich de certains jours pluvieux au boulot ? Je n’ai pas les droits sur mon PC au travail. Il m’est impossible d’upgrader mes plug-ins dans la minute. Et cette situation est commune à beaucoup d’entreprises.

Canal Plus se prive ici d’internautes, et donc de revenus publicitaires, en décidant d’adopter la version la plus récente de Flash sans proposer d’alternative. Il y avait des solutions moins radicales (mais plus couteuses) de prendre en compte cette donnée.


L’expérience utilisateur(rice) de Grands Voyageurs (SNCF)

24 septembre 2007

Une fois n’est pas coutume, voici une expérience de mailing « papier ». Etudier les relations entre la communication « online » (sur internet) et « offline » (papier) c’est en effet parler véritablement d’expérience utilisateur (ou comment un organisme me parle sur tous les supports avec une véritable cohérence). A moi d’en parler un peu plus !

Grands Voyageurs est un programme de fidélisation qui se cherche. Depuis mon abonnement, les conditions d’adhésion changent, évoluent, s’agrègent à d’autres programmes…Je ne sais si c’est cette période de maturation digne d’une grande période adolescente aux poussées hormonales qui en est la cause mais il se trouve que j’ai reçu récemment un mailing qui m’a plongé dans la perplexité :

grands voyageurs - mailing

Un homme d’affaires moi ? Je veux bien que la personnalisation d’un mailing ou e-mailing soit difficile mais là, il s’agit simplement de prendre en compte la moitié de leur cible potentielle, à savoir, les nanas. Une femme d’affaires existe. Et là, on est loin des « professeures » ou « écrivaines », les mots à inventer pour rendre compte d’une féminisation.

C’est un peu gauche non ? Bref…je ne pense pas que cette communication remporte le prix de la publicité la moins sexiste (oui oui il existe).


Marronnier ou marre aux niais ?

18 septembre 2007

Un marronnier en journalisme est un article d’information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. Tout comme le marronier (l’arbre) qui invariablement, tous les ans, produit ses fruits, le marronnier journalistique reproduit les même sujets avec plus ou moins d’originalité. Il est à noter que les sujets « débattus » dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres. (définition de Wikipédia).

Le marronier en communication existe. Preuve en est cet e-mail de Bourse Direct, un parmi d’autres, hélas, qui fleurissent en cette époque de coupe du monde de rugby (que nous boirons jusqu’à la lie en terme de pub) :

e-mailing bourse direct

Quel est le point commun entre un ordre de bourse et le rugby ? Je plains le concepteur rédacteur (si tenté qu’il y en est un d’impliqué) ayant eu la tâche de rédiger un e-mail sur la bourse pour le faire concorder à une campagne d’e-mailing spécial rugby…voilà le résultat. Moi il m’agace, ou me fait rire jaune.

Pour vivre des brainstormings dans mon agence de communication, j’imagine très bien la réunion à l’origine de cet e-mail: “Allez, quels sont les temps forts de 2007 ? La Saint Valentin, la fête des mère ?…bof. Le rugby ? Oui, génial, le rugby, des valeurs nobles, du dynamisme, parfait !”

Je suis certaine que vous en avez reçus des centaines comme ça…(Allez-y, défoulez-vous, citez les, ça pourrait nous faire rire…voire créer l’e-mail le plus ridicule de l’année ?)

Pour autre exemple, je me rappelle de ce slogan “génialissime” d’un e-mailing reçu à l’époque de la Saint Valentin : “Fou d’elle ? Offrez lui un Dell!”…il fallait y penser.


Hitachi : 100 euros rembourses sur leurs camescopes!

31 mai 2007

Oh quelle belle nouvelle ! J’ai reçu cet e-mailing dans ma messagerie vendredi dernier…100euros, ça n’est pas rien. Allez, je clique. Rien de tel qu’une promo et de la techno pour me faire cliquer.

L’e-mail ?

e-mailing Hitachi

Un gif animé (une image qui tourne). La promesse de haute technologie tombe un peu.

 

Heureusement, je pouvais cliquer sur la fameuse phrase qui permet de faire n’importe quoi dans un e-mail : “Si ce message ne s’affiche pas correctement, cliquez ici” : youpi !

En voilà du site promo avec une adresse promo : http://www.3xoui-100euros.com ! sisi.

 

Je vous résume : c’est -je suppose- le mailing papier habilement adapté au web (un gif animé de folie en plus) avec de l’interactivité : je peux déposer une suggestion avec un “e-mail to” à une Clara (j’imagine Clara recevoir dans sa boite pro tous les jours des e-mails d’amour et d’insultes…ce doit être sympa), ou recevoir la newsletter Hitachi. Que du bonheur.

Maintenant, supposons que cet e-mailing soit très convaincant…et qu’une fièvre acheteuse me fasse chercher sur tout le web comment me procurer le caméscope hybride, qui, en soit, j’en suis certaine, doit être un bon produit. Comment faire ? Ne rêvons pas : cet e-mailing ne me facilitera pas la vie. Inutile de chercher un lien vers une boutique en ligne. Au boulot !

Dans Google, les premiers résultats renvoient vers les tests du caméscope chez zdnet et autres revues éditoriales techno en ligne. C’est rueducommerce qui me propose deux versions du fameux hybride. A moi maintenant de vérifier les références !

Enfin bref, j’ai compris…100euros, ça se mérite. Et Hitachi laisse jusqu’au 30 juillet pour réussir à se dépatouiller de cette promotion.