De l’usabilité de certaines messageries en ligne…

25 avril 2008

Quelles sont les actions prioritaires d’une messagerie en ligne ? Spontanément, je pense que vous me répondrez : lire ses messages ET écrire un message. Lorsque j’utilise deux de mes messageries, je vous assure qu’il me semble que cette idée simple a, soit été oubliée en route, soit délaissée au profit d’une autre qui m’échappe.

Dans l’interface de Gmail et de laposte.net, repérer la fonctionnalité “Ecrire un courrier” demande les mêmes compétences que de “trouver Charlie”.

Dans le cas de Gmail, la messagerie offerte par Google, certes Béta mais en ligne depuis avril 2004 quand même, il nous est proposé un lien dans la partie gauche de l’écran (je vous aide) :

Messagerie Gmail (cliquer sur l’image pour agrandir)

-au niveau du format : il est traité comme un lien (texte souligné) et non comme un bouton d’action (exemple : bouton archiver)

- au niveau de sa situation dans la page : il est au niveau de liens qui permettent de naviguer dans les différentes composantes de la messagerie, ce qui n’est pas la même logique que de créer un message.

Un travail de hiérarchisation des contenus est sans aucun doute à effectuer. L’interface cherche pour le moment à “tout” proposer plutôt que de hiérarchiser les actions et fonctionnalités.

Dans le cas de Laposte.net, le problème est un peu similaire. Le bouton est situé entre “actualiser” et “sms”…où est la logique ? Pourquoi ne pas faciliter la vie de l’internaute en détachant de manière plus visible cette fonction essentielle ?

messagerie laposte.net

Je serais curieuse d’effectuer des tests utilisateurs sur ces deux interfaces…

Et dans vos messageries, qu’en est-il ?


Ce que veulent VRAIMENT les consommateurs

18 avril 2008

C’est un article anglo-saxon (consulter l’article original sur getelastic.com) qui vient compléter mon propos de mercredi dernier, sur les pages d’atterrissage et le fait de prendre en compte l’utilisateur à tous les stades de la conception. L’article en question énonce les règles à prendre en compte pour constituer une expérience utilisateur satisfaisante depuis l’introduction de mots clés dans le moteur de recherche jusqu’à l’achat. Le leitmotiv de ces règles ? Envisager vraiment ce que veulent ces consommateurs. En voici la liste « traduite » par mes soins :

Qu’est-ce qu’un internaute veut vraiment comme expérience de recherche ?

  • Je veux entrer 2, 3, 4 mots dans Google
  • Je veux utiliser mes propres mots, pas les vôtres (les consommateurs pourraient penser l’ordre des mots de manière différente ou à des synonymes comme running , basket, tennis etc.)
  • Je veux que vous gériez ma manière d’écrire et mes fautes d’orthographe
  • Je veux trouver votre pub sur la première page de recherche, dans la partie visible de l’écran (les consommateurs attentent de recherches précises des résultats probants. Des mots clés du produit sont importants pour de plus hauts taux de clic)
  • Je veux que le texte de la publicité m’aide à choisir
  • Je veux que le texte de cette publicité soit honnête (si vous mettez en avant un produit, il vaut mieux que cette publicité mène à la page produit, et non la page d’accueil ou la page catégorie. Les prix doivent être les mêmes)
  • Je veux une page de destination qui se charge rapidement
  • Je veux une page de destination qui me laisse faire ce que je veux faire le plus rapidement possible

C’est une problématique sur laquelle travaillent nombre d’acteurs du web : les agences (Vous pouvez notamment consulter la méthodologie « After The click » développée par la mienne) ou les référenceurs.

Avouez que si tous ces points étaient respectés, nous aurions des expériences de recherche plus efficaces, non ?


Ma mère ne cliquerait pas là-dessus (chap2 : qu’en sais-tu ?)

16 avril 2008

ad tech

Je reviens sur un de mes thèmes favoris, abordé dans un de mes précédents posts, concernant la vérité que pensent détenir beaucoup d’acteurs de la chaîne de création d’un site web, d’une bannière ou autre objet web identifié.

Cette vérité leur vient de leur expérience personnelle ou familiale, amicale etc., ce qui peut être intéressant lorsque ce cercle de connaissances correspond à la cible des futurs visiteurs du site. Quand ce n’est pas le cas…cela peut donner des contresens de conception. A mon sens tout travail de conception doit donner place au doute et à l’humilité : nous aurons beau essayer de nous mettre à la place de l’utilisateur, au plus prés, il nous étonnera toujours !

C’était un des propos de Anders Hjorth, Président de Relevant Traffic, lors d’une présentation express à l’Ad :Tech. Il décrivait un travail de mise en place de pages d’atterrissage pour Microsoft. Il détaillait ainsi la mise au point de différentes créations, composées de différents visuels, messages. Il s’agissait ensuite de les tester en ligne pour déterminer quelle était celle qui provoquait un clic et surtout la mise en relation avec Microsoft. [Cette étude de cas est disponible sur leur site ou Téléchargez-la en PDF ici].

Sa conclusion ? Rien n’est prévisible au niveau des tests. Un grand bouton au milieu d’une page et la couleur orange pour attirer l’attention ne suffisent pas. C’est en répétant des tests que l’on arrive à trouver la meilleure formule (dans son exemple, la présence de trois offres comparées était ainsi beaucoup plus garante de succès).

Prendre en compte l’utilisateur dés la conception puis tester, tester, tester. « Expériences utilisateur » ou « marketing direct », quelles que soient leurs noms « universitaires », c’est à mon sens la manière la plus intéressante de concevoir.


La fin de l’url ?

11 avril 2008

Un article hyyypra intéressant ! (merci à mon informateur masqué).

Il relate une pratique publicitaire au Japon (affichages 4×3 dans le métro) : les annonceurs ne communiquent plus leur url mais…les mots clé qui permettent de les trouver dans les moteurs de recherche.

pub japonjapon

L’auteur de l’article va loin, en prédisant le remplacement de la barre d’adresse des navigateurs par une barre google centrale… mais qui sait ? cela collerait énormément à une pratique utilisateur courante qui veut que l’on passe par google plutôt que de taper l’adresse exacte du site.

A suivre absolument ! (et à s’en inspirer ?)


E-commerce : laisser les clients répondre aux futurs acheteurs…

7 avril 2008

Des initiatives sur des sites e-commerce commencent à voir le jour sous l’étiquette de “social commerce”, contraction en anglais de réseau social et e-commerce.

Un article relayait ainsi la semaine dernière deux initiatives très intéressantes (et je ne dis pas ça uniquement parce qu’il s’agit de sites de ventes de chaussures, mon péché mignon).

La première consiste à encourager les acheteurs d’un produit du site à répondre aux questions posées par les acheteurs potentiels. A la différence des commentaires sur le site de la FNAC ou d’Amazon, il ne s’agit pas de commentaires libres, mais de réponses à de vrais questions. Nous sommes plus proches du modèle d’E-bay en l’occurrence lors des enchères.

Questions réponses sur le site shoes.com

Le site http://www.shoes.com/utilise pour cela les services d’un prestataire, Bazaarvoice. Il incite par mail les anciens acheteurs à aider les clients potentiels en répondant à leurs questions. C’est assez “courageux” de la part d’un site d’e-commerce (certains diront suicidaires, tant l’aspect participatif peut rendre certains clients frileux…) ? C’est en tout cas un message fort d’assurance qualité je trouve. Une bonne modération est évidemment nécessaire pour éviter les commentaires un peu trop…intempestifs ! C’est une initiative dont il faudra suivre l’évolution, car le challenge est toujours et encore de faire également participer les clients, avec ou sans rétribution.

Le second exemple Shoeline.com a un mécanisme aux allures plus scientifiques appelé le “Return-O-Meter” (“le moniteur de retours”) où les futurs acheteurs peuvent constater le nombre de retours sur chaque objet proposé à l’achat (et les raisons). Un bel exemple de transparence…à même de rassurer les internautes ?

le return-o-meter


Liligo, un moteur de voyages personnalisable

1 avril 2008

Je ne sais pas si vous connaissiez Liligo. C’est un des nombreux moteurs de recherche de vols et voyages sur le net. Celui-ci a cela de particulier qu’il permet de personnaliser sa page d’accueil afin de suivre, par exemple, des itinéraires préférés et capter ainsi la meilleure offre. Je trouve le concept intéressant. La page d’accueil est un peu surchargée à mon goût mais le service est assez clair.

Liligo, moteur de recherche de voyage

monnuage est également un nouveau moteur de recherche de voyages, au graphisme et à la technologie 2.0. La manière de présenter la recherche en temps réel comble les plus pressés (stressés?) d’entre nous, avides de connaître rapidement les résultats plutôt que d’avoir sur leur écran un message d’attente (voire de la pub !). Je vous laisse tester !