Quand le 2.0 fait mal au porno…

Il n’y a pas que l’industrie de la musique ou du cinéma qui souffre de cette tendance des utilisateurs à vouloir contrôler les circuits de distribution voire de production.

Un article publié sur news.com fait le point sur les difficultés actuelles des pornographes face au développement d’initiatives amateurs publiant photos et films de leur cru.

Si Internet a représenté dans sa version 1.0 une formidable opportunité de croissance pour ce secteur, il semblerait qu’il connaisse ses premières difficultés. “Le ticket d’entrée pour entrer dans l’industrie est si bas : vous n’avez besoin que d’une caméra vidéo et d’un couple ayant des relations sexuelles” explique Paul Fishbein président de l’AVN Media Networks.

Ce qui m’intéresse, au delà des pertes globales qui s’expliquent par le manque de succès des supports “physiques” de type DVD ou VHS (logique lorsque l’on considère Internet comme étant le média par excellence de l’intime, du privé, etc. versus le fait d’être vu dans l’allée du fond du Vidéo Club) c’est donc cette compétition des productions professionnelles aux amateurs.

Pour les producteurs, la solution à ce défi réside dans la qualité. “Nous utilisons une lumière et un son de qualité” déclare ainsi David Joseph, président de Red Light District. Au delà de la qualité de tournage, ils décrivent également toutes sortes de solution marketing autour de l’objet DVD (sur ce point, je suis plus sceptique pour la raison évoquée plus haut conjuguée à l’augmentation du haut débit et la démocratisation de l’accès au net).

La solution à l’industrie pornographique, à la musique, aux médias dans leur ensemble réside-t-elle dans la qualité ? Ou bien n’est-ce pas aussi dans l’innovation et l’exploitation des nouvelles techniques du web? Est-ce que cette réflexion rejoint également la récente polémique sur le web participatif et la qualité des écrits (et leur pertinence, leur véracité etc.)  ? A suivre…

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